18/11/09

La couleur de l'habitable



Et je te rêverai en voûtes d’ossature
Et te devinerai derrière la pellicule vitrée des façades d’éther
Et tu riras du temps dilaté à parcourir tes distances d’échine
De mes intentions sanglées de nerfs
De mes îles ébréchées au parvis des réflexes

L’espace se glissera un peu mieux entre mes coursives
Tu seras tout près
Jaune sera la couleur de l’habitable

02/11/09

L'inconvenient du réel



L’air de rien tu devenais
L’orchestrateur
D’une invérifiable cohérence
Tu aspirais
mes maladresses
Et remodelais mes nébuleuses équarries

Sevrée des attachements chloroformes
Je te rejoindrai un jour aux cimes inférieures
Et nous contournerons
L’inconvénient du réel

01/11/09

Porte-à-faux



L’angoisse parle

Ses gorges stalactites

Dissipent

Mes audaces macérées


Et pourtant

Je me hisse a toi

À tes flores étranges

Ton image liquide

Recompose la lumière

En lanternes vénitiennes


Loin des leurres ascendants

Et des symbioses usées

Une Femme transparente habite ton ventre

Saurais-tu être

Le sanctuaire

De mes fleurs d’instincts ?

27/10/09

Le syndrome de Stendhal

Je regarde au devant des bouches/Système de désirs/Adhérences des hémisphères tactiles. Parle-moi encore du déferlement de nos tendons opaques/Éponge-moi-mes filets d’écumes de verbes chagrins/Dégraffe-moi d’aurores cardiaques

Je guette l’ascension astronomique de ta voix/Tu m'amplifies de givre aux blasphèmes des matins creux/Me dissous aux chambres notoires des offensives peintes/Nous ne sommes plus que buvards subterfuges aux gorges savonneuses exaltant nos passés en suaires jaunis

Et demain peut-être, nous vacillerons au cambrement du jour

23/10/09

Triptyque baltique





Le ventre en poudrières
Comme une envie de choir dans ses ressacs
De me nouer à ses glaises


La belle endormie

Et sous un ciel blanc de lait
Quelques passants avides
Tentent d'habiter de leurs lèvres
Les coupoles insolentes
D'une belle endormie

08/10/09

(Quelque chose comme une parenthèse)

Une usure oblique, un ennui goûteux, l'empreinte fossile des lèvres aux feintes givrées des corps. Et toi tu exhibes la morsure qui t'habite et nos finitudes compossibles se déplient et nos déraillements épongés de dentelle de sucs .../Et toi tu détailles nos nausées amères: que-deviendrons-nous-quand-les-grands-rires-d'Azométhine-iront-choir-dans-les-boues-illimitables des-hasards-verts ?Les mots sont minutés, déportés aux moutures évidentes, ficelés de pluies confortables, démembrés aux combustions d'écorce, relégués aux jeux improbables de tes silences allusifs.

02/10/09

Les vies d'Eve Attar

Un peu de nouveau là-bas