17/01/2008

Journée franche

7h34, tu t’éveilles, glacée, mannequin de givre.

Les yeux clos, tu regardes les ombres vacillantes. Arrogantes, elles te narguent et ondulent, roulent des reins dans un mouvement d’algues terribles. Maladroite, ta main quitte la surface silencieuse de tes draps froissés, tes doigts sur les paupières, tu tentes de t’arracher à l’évidence crue du matin.

Tu t’extirpes de la molle emprise de ton lit, ce champ de bataille depuis longtemps déserté. Tu titubes maladroitement entre les monticules de t-shirts entassés , terrain miné.
Bref regard à l’extérieur.

De toute évidence, la journée s’annonce franche, comme la gifle d’une amant.

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