15/01/2008

Toi, le soir, l'hiver

Les silhouettes ondulent au comptoir, les rires giclent et s’estompent, balayés par la rumeur urbaine. Flot de paroles superposées. Les corps s’entrecroisent et continuent la route improbable qui les mènera vers d’autres lieux anonymes.
Tu sors
Les yeux rivés sur tes pas, ne penses à rien, bifurques…trajet aléatoire. Le soir est blanc, le trottoir silencieux. Derrière toi, devant toi, en toi, s’animent les mêmes lieux communs, les mêmes espaces mille fois foulés. Tu ajustes ton manteau, ton souffle te précède. Les rues te narguent, le métro t’engouffre.