20/11/2008

Jeudi : Chronologie d’un Jour vide

Je céderais volontiers à la tentation de l’immobilisme
Je sanglerais bien mes gestes dans lumière grêle et pénétrante
Je savourerais l’étrange satisfaction que de dormir hors de soi
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17 heures.
Rompue à la taille, devoir attendre dans l’arrêt cubiculaire, glacial
Puis m’emplir des dédales de l’université
Sous les lueurs décomposées des ampoules électriques, m’acquitter de l’essentiel

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21 heures, retour.

Déjà-vu : Rompue à la taille, attendre dans l’arrêt cubiculaire, glacial

Penser :
Aux rapides inclinaisons-escaliers aux impressions neuves et fragiles.

Ne plus penser (tout compte fait)

Dans le bus, voir des gens dehors, des murs de viaducs, alternance de dos et de visages, commerces ringards, démultiplication de reflets, perspectives raccourcies.
Puis, patiemment,

attendre la nuit et les curieuses projections mentales qui s’y installent.

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