27/11/2008

Retrospection

Mais qu’est-ce que t’es devenue, ma pauvre. Qu’est-ce qui t’a pris, entre hier et là. T’en souviens-tu la promesse, le pari que t’avais pris avec la vie. Et le bruit du fusain qui crissait sur le papier poreux et les études en arts et les grandes toiles canevas improvisés et les happenings clandestins et ce métal dont tu arrondissais les contours pour créer l’oxymore, le vrai, pas celui des rhéteurs et le goût du bois coupé, léché, lissé et le grand four à céramique et cette odeur de terre rouge et ces sérigraphies démesurées compressées numérotées et les cheveux en bataille et ce pinceau planté dans ton chignon avachi et ce grand tablier qui portait les traces de tout ce qui restait à venir.
Mais qu’est-ce que t’es devenue, ma pauvre.

2 commentaires:

lhiverakhartoum a dit…

Est-ce que tu as gagné le pari que tu avais pris avec la vie? Parce que moi la vie...je lui dois pas mal de fric...

LeRoy K. May. a dit…

la vie vacillait comme la cendre au-dessus du cendrier, jadis.

faites qu'elle fonce comme le métal tordu qui hurle sur les toiles lambrissées de l'aurore.