30/11/2008

Un an, un mois et un jour

Je n’aurais jamais cru pouvoir écrire sur tant de ruines. Phagocyter les derniers lambeaux de l’insoutenable. Quelque chose oscille peut-être entre l’effacement et l’invention. Je ne sais pas. Je ne nie rien, seulement j’absorbe. Ils sont tous venus ce week end. Camarades de tranchées, ceux qui étaient là aux premières heures de l’indicible. On était comme avant, cons, délirants, peut-être plus soudés encore. Imperceptiblement, ils portent aussi les traces de mon histoire. Entre deux clopes, un silence grave, un pli aux commissures, le porto distille le souvenir d’Elle, ombre évasive sur mon front.

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