20/01/2009

Lémur de la paresse ou comment s'élabore un projet bancal.

Marchant, je me demandais sur quel terrain se rencontreraient les vers luisant issus de ce hors-là façonnable qui ne me permettait aucune cloison. Je l’investissais de noms, me le figurerais alors que mes pas inégaux striaient l’air touffu du matin. L’heure approchait et il me fallait avant toute chose rassembler mes membres, me présenter sous un jour cohérent, crédible. Puis, il me faudrait encore cesser de proposer, investir d’actes les paroles. Il me faudrait proclamer. Il me faudrait devenir une reine, immense et sans pitié. Je devriendrais alors cette dévoreuse méthodique rongeant les murs de la paresse :
Avec les dents, creuser un trou, un long tunnel aux proportions vaguement oesophagiques qui me permettrait de sortir des intestins analytiques puis, me hisser au palais des mots, leurrer la langue et sortir en jets distincts, entre les dents. Libre enfin d’investir ce hors-moi façonnable.

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