08/02/2009

St-Denis ou l'art de l'in-quiétude

L’inquiétude me lasse et je me surprends à penser aux hauts-oiseaux, à ces longues intensités de l’été dernier, à Saint-Denis ce matin de juillet, à ses poulets trop tièdes macérant sur les grilles rouillées, à ses pakistanaises démembrées, à ses landeaux sales, à ses clochards de papier, à ses jambes fuselées trimbalant des sac faussement Vuitton à Brahim rêvant sous ses étals aux carrefours des soleils. J’ai pensé surplomber la ville voirs ses rues grandes plaies ouvertes . Saint-Denis, c’est un peu le remède contre l’inquiétude, le quotidien sans-appel, la saleté joyeuse, le carpe diem bas-de-gamme, le carnaval aigre-doux que cache Paris, cette grande garce lumineuse.

2 commentaires:

Jigé a dit…

Salut et merci du partage. C’est tout à fait par hasard, au gré de mes explorations des blogs, que j’ai atterri ici.

Bravo pour ton blog! C'est donc toi qui habites dans mon placard. Ah! IMPOSTEUR: le monde est si triste de fausse rectitude que on veut pouvoir y vivre, on est soit triste soit imposteur, Pour moi être imposteur est une excellente chose: c'est le contraire de l'hypocrisie.

NOTE. Mon blog parle de la connaissance de soi. Si le coeur t'en dit, tu es bienvenue.

ppdy a dit…

Belle image... ;)