11/03/2009

Entre nous

Entre nous, il y avait ces cristaux arrachés aux draps des poursuites et l’enfance coincée dans cette récréation de nerfs. J’ai encore cette nausée qui rend les mots plus vrais Tu es morte et je n’avais plus de mots pour… te dire et je t’en ai voulu et les mots sont… morts avec ta vie fardée et je leur en ai voulu et…L’ instant est intact et l’instinct aussi. Je me suis minutée. J’ai compté les heures. Puis il y a eu ce chant inattendu du territoire Je n’habite plus ici j’ai le droit d’écrire. Mon écriture a le droit de te survivre. Je ne m’éconduirai plus dans tes miséricordes. Je retourne aux hémisphères des canailles.
Quel est le coût poétique d’une vie qui ne se veut plus ?
Mon écriture coagule et agit comme une naissance vertébrale. Véloce, elle s’attelle à la peau des aubes.
Tu aurais 50 ans demain. Je compte les heures que tu n’as plus, les absorbe, me les approprie.
J’ai l’immunité. J’aimerai la vie encore longtemps.

1 commentaire:

Stephane a dit…

L'immunité risque de rencontrer la durée.

Sale défaut que partage la vie et l'amour, ils ont des problèmes de durée.

M'enfin...