29/03/2009

La grande cavale

Tu arpentais à grandes volées les couches goudronnées de ta fuite. Closes, tes paupières d’asphalte bifurquaient aux ronds-points des nerfs cependant que ton souffle inondait les aspérités minérales d’une certaine cavale.

Retentissantes, tes semelles d’écorce orchestreraient encore longtemps cette acoustique des torsions, synchronisant tes tremblements aux routes intimes de la chevauchée scripturale.

1 commentaire:

aloredelam a dit…

bravo pour tout ce que j'ai lu , flottant parmi les réminiscences de la langue, une langue joue et se déploie, impertinente et libre, jouissive peut être ? , en tout cas lassé des blogs j'y reviendrai,
oui je crois que j'ai aimé cette impertinence joyeuse ; non prétentieuse et sure d'elle .
lam