14/05/2009

Moussons impromptues

Et elle marchait dans des pluies tièdes de moussons impromptues. Aux axes turbulents de lieux, elle traçait des itinéraires penchés de plaines, des métropoles de plis, des naines d’éther, des noces saturées de rites. Intouchable et ébréchée elle oscillait, rompue aux forêts d’hésitations, suspendue aux gorges de lacs.

Épuisée des paraboles d’aquarium sans ciels, elle rêvait d’avaler les langues d’enchantement, se voyait distendue aux détroits de coton, perdue aux cortèges des paumes.

Dans les parfums humides de gestes, j’incendierai tes steppes flexibles, je te dormirai de nuits verticales, te réciterai des hanches de pavot en ailleurs de craie.
Je serai ton élancement tissé de candeurs

3 commentaires:

Bergeron a dit…

meta. tes mots me tuent de lecture heureuse.

Geneviève a dit…

J'invoquerai ma mère (MAMAN ! Elle écrit trop bien cette nana. En plus, elle y met du pavot) car ma matrice à moi ne m'a pas gratifié de tant de mots.

É. a dit…

Y a des chanceux, stie.