Tu te densifiais derrière moi et je me laissais prendre au jeu. Impatiente d'éprouver l'espace ténu qui nous séparait, je roulais sur moi-même scrutant la patine de tes regards fous. Ta démarche était calculée, hésitante, tu piétinais au hasard des rues, lorgnant l’intérieur des bâtiments désaffectés en quête d’un habitacle sacré où nicher nos halètements en suspension. Loin du reflux des néons, nous étions fluides, paumés, seuls au seuil des connivences et tu-te-me forais les fluides et tu-te-me tournais en moi et tu t’étonnais de mes ouvertures lactées filandreuses de plaies et sur ma cuisse des oiseaux en bouteille scandaient des hymnes rouges liquides sous ta langue et tu laissais déborder le goût tout autour de tes lèvres et repus de ces jeux d’espaces ténus, nous guettions en silence les premiers signes de l’endormissement respiratoire des grands oiseaux rouges fléchés de nous.
20/06/09
Jeux d'espaces ténus
Lancé par Meta à 09:55
Libellés : Corps, Lois de l'attraction, Sauvageries, Ville, Épiderme
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6 Spasme(s):
Ah !
« seuls au seuil des connivences »
Ça torche en crisse.
Ah mais t'as tout ordonnancé du chaos, chouette! Et la photo, je suis sans mot :)
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