04/08/2009

Déraillements

Et ta bouche sera une culasse épongée d’épidermes
Et ton épaule une prison de cèdre
Et tes mots des persiennes de fer aux tempes

Et elles te promettront leurs ogives d’écorces fraîches
Et leur ventre de coton
distillera
Au compte-gouttes
leurs étranglements de dentelle
Et tu t’enfuiras
Loin des offensives molles
De leurs stèles de peaux chromées

Nous nous hisserons loin des grandes feintises
Tu orchestreras notre déraillement

2 commentaires:

Vieux Crisse a dit…

As-tu déjà publié? C'est très beau ce que tu écris. :)

Meta a dit…

Nan. Jamais publié. N'y ai jamais vraiment songé...