04/08/2009

Hautes fréquences

Piégée des pâleurs de la ville, vacillant dans le bâillon des draps, elle guette l’éveil de tes gestes et la secousse de tes souffles imprécis et elle ausculte tes silences et ses hanches sont des coursives suspendues à tes commissures
Et dans les draps se jouent des pliages d’argile et des coulées soudaines et des rites creux et des rétines sauvages comme des remparts d’insomnies

Défenestrée dans tes récifs, aveuglée d’encre, rescapée dans l’artillerie de tes gestes, épuisée de toi, elle trace en sourdine tes sillages tamisés et ses paumes sur ton bassin sont des phosphores improbables.
Tu dors encore.

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