31/01/2010

Taches aveugles

Et dans le cambrement du jour, aux matins blancs d’incertitudes, tu/te m’encerclais selon des proximités variables. D’abord des salves, des brises élémentaires et puis encore des flores éruptives. Toujours étonnante la gamme des inflexions qu’elles donnaient à ton regard : des fêlures d’iris, des parfaites disjonctions des éclats de présences obsédantes, d’absences partout tracées et sur mes flancs tu inventais des appâts d’aéroplanes, dessinais des rythmes d’épaves, des longitudes fuyantes, des taches aveugles et mes silences te narguaient et toi/tu/te m'amplifiais de givre et toi tu/te/me vacillais de mots figés aux steppes crâniennes. Et dans le cambrement du jour, aux matins blancs d’incertitudes, tu/te/me perdais de gestes notoires et nos rires dessinaient des taches aveugles au creux des choses

2 commentaires:

É. a dit…

C'était l'bon temps !

Meta a dit…

HaHa ! Arrête, j'ai l'impression d'avoir mille ans !