26/08/2010

Jour 3.

Je t’imagine Suite d’images déformées
Tu cours (sans doute)
Projections graveleuses tes pieds le sable limoneux
Ça craque-écorces-dilatées
Bruits odeurs impressions très blanches qui tremblent à la lisière

Je t’imagine un grand silence très blanc
un silence silex rugueux de territoires tus

Et malgré et malgré ce qui se tait
tes rires sycomores soufflent loin
tirent à blanc (m’) explosent (m’) enchevêtrent de sous-bois fêlés
(me) tremblent à ta lisière
Tu (te) déploies te déclines en grands vols planés de fulminates
Tu te détends déployé
(bientôt) depuis hier
depuis nos balbutiements (d’hier)

Je t’imagine aux heures de goudrons pâles
Tu m’inclines d’impressions très blanches