24/10/2010

Bloc d'attente massive


Je n’ai jamais pu recréer cet immense noir. Jamais, mais pourtant tenté. Les fenêtres d’abord. Stores incertains. Couvertures clouées. Porte ensuite. Doigts sur les yeux. Jamais pu recréer cette densité, cette «présence active du vide», cette attente d’incarnation qui précédait le jour. Jamais su recréer cette attente massive, noire, en bloc. Ce bloc d’attente massive qui n’existe pas dans le temps, cette attente que l’on porte à l’avant de soi, cette attente qui se porte en elle-même. Et cet immense noir qui englobait tout. Ce noir en bloc, emportant son espace et son temps propre. Jamais su recréer une nuit vraiment noire. Cette densité. Une nuit noire, une nuit monumentale, en bloc, se portant en elle-même. Jamais pu recréer cet immense noir où pouvaient coexister deux mouvements exactement inverses

2 commentaires:

É. a dit…

C'est que tu brilles.

Meta a dit…

Ces temps-ci je brille... par mon absence !