29/10/2010

Paysage de perte

Tu portes une perte, une perte de latitudes obliques, une perte oblique de matins creux. Cette perte tu la portes au plus loin de tes paysages de perte, cette perte de mille arpents perdus. Regard oblique vers l’extérieur de toi, là, vers le temps distendu des toits obliques. Là, ton reflet en creux, ton reflet n’est que perte qui s’observe et se reconnait. Tu portes une perte, même le paysage sait. Tu portes une perte en creux, et ça descend et ça descend et toi tu cours et tu cries à ta perte. Tu portes une perte, une perte de dix mille arpents, une perte en creux qui t’avale, qui t’arpente et t’érige en paysage de perte.

1 commentaire:

É. a dit…

Goood morning l'angoisse !