10/11/2010

Intervalles


Entre ces intervalles ténus, ces croisements, ces jeux d’espaces, tu cherches un interstice, une résistance dans la stabilité des choses évidentes. Sentiment tenace d’un vacillement en devenir, sentiment tenace d’un surgissement dans la ténuité d’un pas, d’une inflexion indécise. Alors, tu penses quantités, vitesses, tracés, frontières, autant d’inférences que tu tournes et retournes, que tu confrontes à leur évidence de choses évidentes. De ces intervalles ténus, reste peu de traces, à peine les résonances éparses d’un écho instable, d’un autre absent.
Dans ces espaces entre les choses, tu attends le surgissement, le vacillement d’un paysage sans bords, tu espères le vacillement ténu d’un paysage en déroute à même la stabilité des choses.
Sentiment tenace d’un vacillement en devenir
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2 commentaires:

Hala M* a dit…

J’aurai voulu écrire ce texte à ta place… j’aime et je ne m’en lasse pas !!!!

Xavier a dit…

Ce texte me fait penser à Un homme qui dort de Georges Perec. C'est très beau.