04/11/2010

Périphéries

Tu t'échoues gravement en ce lieu, tu t'échines et t'échoues à la périphérie des choses. Tu t'échines et t'étonnes de la persistance des choses en ce lieu, de la persistance du ciel en entier autour des choses. Le ciel est blanc bleu et tu t'étonnes, tu t'étonnes gravement en ce lieu. Tu t'étonnes des choses, de leur flottement, du flottement entre toi et les choses. Tu t'échoues aux périphéries de toi, de cet informe que tu habites, captif de toi le minuscule l'infime l'informe. Persistance de toi entre les choses, tu t'échines aux rosées d'extinction, tu t'échines et tu flottes. Aux périphéries de moi, ton front, ce liseré lumineux, s'imprime gravement. À la périphérie du ciel blanc bleu, tu t'échines et t'échoues et t'imprimes et autour, autour le ciel persiste gravement.

7 commentaires:

É. a dit…

La Chine est partout…

manouche a dit…

..et le chou croute...

Geneviève Dufour a dit…

Ton écriture change ma douce. Tout ça me semble fascinant. L'écriture en forme de bloc te sied comme un gant. (Oui, on peut parler clairement...)

Meta a dit…

@Geneviève : Ça fluctue en effet. Sans doute un besoin de densité : mes mots ont besoin de moins d'espace pour respirer.

Bourbon a dit…

Une rythmique nouvelle. J'aime. Et je suis encore une fois envieux de ta mise en page.

Hala M* a dit…

J'aime vous lire....

atelier a dit…

découvre ici, par François Bon. C'est la première, mais pas dernière fois que je viendrai là.

www.petiteracine.over-blog.com