31/01/2010

Taches aveugles

Et dans le cambrement du jour, aux matins blancs d’incertitudes, tu/te m’encerclais selon des proximités variables. D’abord des salves, des brises élémentaires et puis encore des flores éruptives. Toujours étonnante la gamme des inflexions qu’elles donnaient à ton regard : des fêlures d’iris, des parfaites disjonctions des éclats de présences obsédantes, d’absences partout tracées et sur mes flancs tu inventais des appâts d’aéroplanes, dessinais des rythmes d’épaves, des longitudes fuyantes, des taches aveugles et mes silences te narguaient et toi/tu/te m'amplifiais de givre et toi tu/te/me vacillais de mots figés aux steppes crâniennes. Et dans le cambrement du jour, aux matins blancs d’incertitudes, tu/te/me perdais de gestes notoires et nos rires dessinaient des taches aveugles au creux des choses

29/01/2010

Plaidoyer sans substance

Rien de grave
Enfin
Rien
Si ce n’est
Par mégarde
Laisser tomber
Un geste
Immédiatement lisible

Rien de grave
Seulement
S’enticher
D’un roulement d’omoplates
À rebours des périmètres
Non, vraiment
Rien
Je ne vois
Rien de grave

24/01/2010

Silence radio

Un silence immédiat, un silence de béances et de griffes et de grêles sans corps, un silence de peaux étymologiques, un silence de filtres aphones, un silence de lieux sourds, un silence scopique et implacable, un silence de dômes adhésifs, un silence d’horloges penchées, un silence de fièvres léchées, un silence de faïences photoconductrices, un silence de gelées musquées, un silence de boues d’halètement et de glaises d’urines, un silence de sèves sarcophages et de glaires infiltrées, un silence de nerfs de moelle et de rides sanguines, un silence de ventre minéral, un silence de dents de lait et de ciels de fuites, un silence de regards rétractables, un silence d’écrous poreux, un silence de langues fauchées et d’orbites étanches et de convulsions dorsales, un silence de débris mérovingiens, un silence d’altitudes attractives et d’attouchements d’écailles, un silence de vallées épisodiques, un silence démontable, un silence de mamelles flasques, un silence de sédiments creux, un silence qui pulse et qui bat aux tempes, un silence de squale, un silence de fruit d’iode, un silence de squat d’hécatombe, Un silence radio.

20/01/2010

Angoisse fossile

Et aux berges d’éclaboussures
Tes érosions ordinaires
Dessineront
Les failles arborescentes
D’une angoisse fossile

18/01/2010

Kaosopolis

Cinema Moon Palace, c'est mon nouveau terrain de jeu. Mes premiers balbutiements vers une écriture plus narrative. Cinema Moon Palace est un blog-tentacule qui constitue l'un des embranchements du projet Kaosopolis-fiction électronique que Leroy K.May explique plus en détails ici.

Pour lire d'autres blogs de la constellation-Kaosopolis:
Ma vie à N.D. Lay
Jimmy Jones
Boris Platine
Aranéides labs

16/01/2010

Poèmes brefs pour jours flemmards

Béance

Et de ces feintes ludiques
Et de ces égarements tacites
Ils gardèrent un certain goût
pour la béance

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Lenteur


Regarde ma bouche
Regarde la lenteur
Des cailloux
Sur ma langue

07/01/2010

Infinie symétrie

Janvier
Son infinie symétrie
Ses matins lourds de lumière
Ses spores de porcelaine
Une femme observe en silence
Le collier intact de ses clavicules

J’habite ce pays étrange
Aveugle de paysages
J’habite mes gestes répétés
J’habite mes gestes de corridors impassibles

Janvier
Me liras-tu encore
Quand les oiseaux acides
Quand l’obscurité des consciences paisibles
Quand les vases d’éponges
S’inclineront
Aux années ascendantes